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LOTHAR QUINTE & SIBYLLE WAGNER Trois vitraux Chapelle de Champenay 2000 Sur la demande de la mairie de Plaine-Champenay, le CEAAC a confié à Lothar Quinte et à Sibylle Wagner la conception et la réalisation de trois vitraux destinés à une petite chapelle récemment restaurée à Champenay. Lothar Quinthe fut au début de sa carrière un créateur de vitraux. Son art repose dans ses œuvres récentes, sur de subtiles gradations de la couleur faisant apparaître une forme en état de suspension et affectée d’une intense vibration lumineuse. Sybille Wagner, qui pratique aussi la vidéo et la performance, réalise des tableaux non figuratifs qui, par superposition de plexiglas travaillé à de fines couches d’acrylique sur papier ou sur bois, créent par des effets de transparence la sensation d’un espace d’une profondeur infinie. Pour les deux plus grandes fenêtres, Lothar Quinthe a collé des fragments de verre coloré selon différentes nuances de rouge pour l’une, de bleu pour l’autre, superposés en plusieurs couches à l’aide de silicone transparent à l’intérieur d’un double vitrage. Comme dans sa peinture apparaît alors un plan vertical et rectangulaire de couleur dont l’intensité décroît du centre vers la périphérie de manière à ce que la plus grande transparence y accentue le contour propre de la baie. Une même gradation de la couleur opère dans le vitrail de Sibylle Wagner mais matérialisée par des petits morceaux de verre, allant sensiblement de haut en bas d’un jaune vif à une transparence incolore et fixés dans un lit de silicone limpide. Par leur conception, ces vitraux qui témoignent bien des démarches créatrices de leurs auteurs s’inscrivent judicieusement dans cet espace religieux à vocation de recueillement, tant d’un point de vue plastique que dans une perspective spirituelle. Comme si le dialogue que ces artistes avaient choisi d’entretenir avec la lumière par le choix des trois couleurs fondamentales se trouvait coïncider silencieusement avec le culte rendu dans cette petite chapelle au Dieu unique en trois personnes. Paul Guérin
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