2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000 1999 1998 1997 1996 1995 1994 1993 1992 1990 1988 |
Cette exposition a été présentée du 7 novembre 2008 au 15 février 2009. Lauréat en 1990 d’un prix du CEAAC, Bernard QUESNIAUX (né en 1953 à La Flèche) a longtemps vécu à Strasbourg, participant notamment à des expositions mémorables comme celle qui fut organisée au Musée des Beaux-Arts par Roland RECHT en 1986 sous le titre L’origine de la peinture. Depuis son départ d’Alsace il y a plus de dix ans, son travail a considérablement évolué en même temps qu’il s’ouvrait à de nouvelles techniques. À ses dessins, générés à partir de personnages d’une elliptique concision graphique, et à ses peintures dans lesquelles abstraction et figuration entraient en une abrupte confrontation, il a en effet ajouté une troisième dimension par la réalisation de sculptures, d’objets « utilitaires» et par des collaborations scénographiques. À travers ces récents développements où continue à se manifester une inépuisable fantaisie d’invention prennent corps un ensemble d’interrogations toutes suscitées par la peinture – comme en témoigne l’allusion du titre à un propos de Cézanne – en particulier dans la relation de la couleur à l‘espace. Et celles-ci trouvent sinon leurs réponses, du moins leurs relances d’une manière plus explicite dans un vocabulaire plastique singulièrement élargi. Le recours au collage dans les dessins et l’emploi de nouveaux matériaux dans les peintures, sculptures et objets tendent à instaurer une relation plus intense avec le spectateur, confronté à un peuple proliférant de figures et invité à une expérience non plus exclusivement visuelle d’oeuvres mettant ironiquement en question la distinction des arts et jusqu’à l’identité de l’artiste. Cette exposition a été présentée du 7 novembre 2008 au 15 février 2009. Un catalogue a été co-édité avec le Centre culturel franco-allemand de Karlsruhe à cette occasion. À la fin de l’année 2007, le comité technique a examiné une trentaine de dossiers constitués par ses membres ou soumis par les artistes en vue de l’attribution d’une bourse ou d’un prix décerné au nom des collectivités locales. Le choix s’est porté sur Roger DALE, comme lauréat du Prix de la Région Alsace, sur Ann LOUBERT, comme lauréate de la Bourse du Conseil général du Bas-Rhin, sur Odile LIGER comme lauréate de la Bourse de la Ville de Strasbourg et Benoît DECQUE a obtenu une bourse du CEAAC. Une exposition d’un choix d’oeuvres de ces trois peintres et de ce plasticien, présentée du 19 janvier au 16 mars 2008 a remporté un très large succès auprès de notre public. Cette exposition a été présentée du 28 mars au 8 juin 2008 Patrick Bailly-Maître-Grand a conquis depuis longtemps une notoriété internationale par l’originalité sa démarche fondée sur une double culture scientifique et artistique. Des études de physique fondamentale puis une pratique pendant quelques années d’une peinture hyper-réaliste l’ont en effet mis en mesure de développer une poétique du réel fondée sur une invention technique permanente tout à la fois stimulée et rendue possible par sa formation scientifique de ce plasticien. C’est ainsi qu’il a pu réactiver le procédé du daguerréotype avec lequel il a réalisé des pièces d’une sensibilité chromatique et de formats inconnus jusqu’alors. Qu’elles soient de petit ou de très grand format et prenant de plus en plus souvent le caractère d’installations ouvertes à la présence et au mouvement du spectateur, ses oeuvres allient à une précision visuelle « hallucinante » une qualité sensuelle qui les distingue radicalement de productions qui auraient été réalisées à l’aide de la technologie numérique. Patrick Bailly-Maître-Grand a présenté un ensemble de photographies et trois installations – dont l’une d’elles a été conçue spécialement pour cette exposition – toutes basées sur le principe du rayogramme. Accompagnant la récente parution d’une importante monographie, cette exposition a aussi donné lieu à une rencontre publique de l’artiste avec Bernard FAUCON organisée le 5 avril à Librairie Kléber en partenariat avec l’association Simultania et le FRAC Alsace. En partenariat avec l’Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg, le Frac Alsace, le peintre Frank BRAGIGAND a organisé au CEAAC un atelier de peinture en collaboration avec l’entreprise de réinsertion ENVIE et avec le soutien de la Société ZOLPAN. Dans la perspective plus globale de « restauration du quotidien » développée par Franck Bragigand depuis de nombreuses années, cet atelier a eu pour objectif la promotion en oeuvres d’art d’éléments de mobilier domestique et urbain. Conformément au propos esthétique et social de sa démarche, ces objets ont été réintroduits dans le circuit commercial à l’issue de leur remise en peinture et de l’exposition.
2007 Depuis longtemps, le CEAAC projetait une exposition personnelle consacrée à Bernar VENET, auteur de l'une des premières oeuvres installées en 1990 dans l'espace public strasbourgeois : la Ligne indéterminée, située Place de Bordeaux, à laquelle s’est rajoutée récemment un ensemble de pièces monumentales acquises par le nouveau Musée Würth à Erstein. Compte tenu de l’espace du CEAAC et en étroite collaboration avec l’artiste a été conçue une exposition retraçant l’émergence dans son travail et les aboutissements les plus récents de la problématique des « Lignes indéterminées ». Afin de rappeler le rôle pionnier qu’a joué Bernar Venet à la fin des années soixante dans la naissance de l’art conceptuel à New York et d’apporter aussi un éclairage sur la richesse des échanges intellectuels qui s’y déroulaient, cette exposition intitulée « Amitiés conceptuelles, autour de Bernar Venet » rapprochait ses propres oeuvres de celles d’autres artistes, toutes issues de sa collection personnelle. Cet ensemble de pièces historiques comprenait ainsi des oeuvres de Lawrence WEINER, Joseph KOSUTH, Art and Language, Vito ACCONCI et Robert BARRY, mis en perspective avec celles de Bernar VENET. Ce choix a permis qu’une notice de présentation s’attache à retracer la démarche intellectuelle selon laquelle à partir de ses premiers travaux – suivis d’une interruption de sa production plastique - Bernar Venet en était venu aux Lignes indéterminées en même temps qu’à préciser les convergences et les divergences des démarches de ces artistes regroupés sous le terme d’art conceptuel Cette exposition présentée au CEAAC du 24 juin au 30 septembre 2007. Témoignant d’une esthétique très différente de celle de l’art conceptuel puisqu’elle proposait une expérience sensuelle des matériaux donnant aux objets qu’ils concrétisent une consistance presqu’irréelle, l’« exposition d'été » de l'année 2007, consacrée à Patrick NEU présenta au public les oeuvres de maturité d'un artiste désormais reconnu qui en 1989 l’un des premiers lauréats d’une bourse du CEAAC. Un ensemble de pièces reproduisant des objets ou des motifs tirés de l’art du passé avec une confondante virtuosité dans des matériaux aussi insolites et fragiles que le cristal, la cire, ou que des ailes de papillon, constitua pour notre public une fascinante découverte de l'univers poétique – et parfois empreint d’un caractère dramatique - d’un artiste d’une très singulière originalité. L’édition d’un catalogue est réalisée en partenariat avec le FRAC Lorraine qui a accueilli, en fin d’année à Metz, L’exposition de Lucy & Jorge ORTA, artistes d’origines anglaise et argentine installés en France, répond au désir de présenter une démarche créatrice mettant en œuvre non seulement une diversité de moyens incluant le dessin, l’installation, la vidéo mais fédérant des énergies intellectuelles autour de thèmes liés à l’environnement ou à des problèmes éthiques très actuels. Orta-Water réunissait ainsi des pièces – déjà présentées dans des expositions récentes à Pékin, Rotterdam et Venise – prenant pour objet une meilleure gestion de l’eau. La lecture des dispositifs techniques exhibés par ces oeuvres amenait le visiteur à se poser des questions sur son propre comportement à cet égard non sans lui proposer des échappées poétiques, nées d’une libre fantaisie combinatoire, et des réinterprétations riches de sens de moments de l’histoire de l’art allant des croquis techniques de Vinci et de « l’art des vanités » jusqu’au ready- made de Duchamp et aux « objets à fonctionnement symbolique » du surréalisme. Certaines dessins présentés étant conçus par les artistes comme des projets de sculpture publique, cette exposition permettait aussi d’envisager la possibilité de leur intervention ultérieure dans le cadre d’une opération d’installation d‘œuvre pour un site marqué par la présence de l’eau… 2006 Travaillant tous deux en Alsace, Michel Dejean et Catherine Gangloff, respectivement auteurs - avec La caravane passe, à Stutzheim-Offenheim et À fleur d’eau, à Schiltigheim – d’oeuvres de notre Route de l’art contemporain en Alsace, sont particulièrement représentatifs d’une constante vitalité créatrice régionale, qui se manifestait déjà, il y a de nombreuses années, par des initiatives d’artistes dans la conception d’expositions « pluri-individuelles ». Sous le titre d’ « Affinités », ils ont élaboré un projet d’exposition dont l’intérêt est d’associer les oeuvres de chacun d’eux à celles d’un autre artiste : Jonathan LASKER pour Michel DEJEAN et Claude VIALLAT pour Catherine GANGLOFF, sur la base de proximités ressenties avec leurs propres processus créatifs. Pour ces quatre artistes, la mise en jeu d’un vocabulaire formel personnel donne lieu, par le travail de la couleur et de la composition, à des ensembles d’oeuvres manifestant les potentialités génératives d’un nombre mesuré d’éléments non-figuratifs, dans une écriture plastique établissant des relations fécondes entre la part du déterminé et la part de l’aléatoire. Cette exposition a été présentée du 16 juin au 1er octobre 2006. L’exposition Mens Rea a présenté au CEAAC un ensemble rétrospectif et une création de l’artiste américain Mac ADAMS, auteur de Méditation, installée depuis 1996 dans les Jardins de l’Université de Strasbourg qui, sous l’apparence d’une sculpture non figurative fait apparaître l’image d’un personnage grâce à une mise en jeu précise de la lumière et du temps. Ces deux éléments essentiels de la technique photographique sont mis en oeuvre de manière explicite d’une part, dans les jeux d’ombres ou de reflets par lesquels des agencements d’objets anodins mettent en scène des actions souvent dramatiques et d’autre part, dans la dimension narrative de couples ou de séries de photographies, composées comme des fragments énigmatiques d’histoires d’amours et de meurtres. Une installation, créée pour cette exposition et mettant en relation textes, image et objets ainsi que l’intérieur et l’extérieur du centre d’art, s’est révélée particulièrement exemplaire de ce que l’art de Mac Adams peut avoir de stimulant autant pour l’œil attentif que pour l’imagination. Déjà présent en Alsace avec deux œuvres acquises par le FRAC et par sa participation en 1999 à l’exposition « Éclipses » au CEAAC, Bertrand Gadenne a développé un travail dans lequel la diapositive projetée et, plus récemment, la vidéo invitent le spectateur à retrouver soit dans un lieu d’exposition, soit au détour d’une rue, un émerveillement depuis longtemps oublié :celui de la matérialisation d’une image dans l’espace. En concevant des dispositifs lumineux spécifiques à chacun des objets naturels ou des êtres vivants dont il suscite ainsi l’apparition, Bertrand Gadenne crée alors bien plus que des images : des situations empreintes d’un caractère quelque peu magique et, par conséquent, propices à une méditation sur les liens à la fois techniques et poétiques que son oeuvre tisse entre « la nature des choses » et le fragile miracle de leur visibilité. Le titre donné à cette exposition peut alors commencer tout autant à déployer ses significations qu’à faire entendre aussi l’urgence de son interpellation. En choisissant ses « fragments du monde » parmi des évènements, des animaux ou des plantes étroitement liés à la lumière – par nature, tels l’éclair de l’orage, le scintillement d’une cascade, ou sous le mode de la répulsion tels l’escargot, le hibou comme de l’attraction pour les papillons, Bertrand Gadenne les mettait en scène dans des dispositifs lumineux qui les attiraient vers la ressemblance, la mesure, la présence de l’homme et de ses artifices. En faisant franchir à sa présence le seuil de l’image pour qu’il y projette à son tour son souffle ou y tende son miroir, il suggère alors l’obscure nécessité que ce monde soit projeté – à tous les sens de ce terme – pour qu’il puisse soutenir durablement son exposition, toujours menacée de disparition, au temps comme à la lumière. 2005 Sous le titre de « Flux souterrains et Vapeurs toxiques (escuela de calor) », Pierre MERCIER et Francisco RUIZ DE INFANTE ont présenté au CEAAC une installation multimédia dont le dispositif – réalisé avec l’aide d’étudiants de scénographie de l’ESAD - avait transformé l’aspect et la circulation dans notre centre d’art. Trois performances ont ponctué cette exposition, riche d’aperçus sur leurs démarches créatrices, de mises à l’épreuve de certaines hypothèses existentielles en même temps que porteuse des interrogations de ces deux enseignants plasticiens sur la relation pédagogique et la transmission des expériences artistiques. été présentée du 18 juin au 2 octobre 2005. Dans la perspective de l’installation d’une œuvre de Jimmie DURHAM au parc de Pourtalès, cet artiste a conçu avec Maria Thereza ALVES une exposition intitulée « réponse inadéquate » réunissant des oeuvres dont les dates de création se répartissent sur plusieurs dizaines d’années. Prenant pour motif la vie et la mort aussi bien animales que végétales, les images et l’installation présentées dans notre centre d’art constituent une sorte de commentaire très personnel apporté par ces artistes à la problématique des rapports entre l’art et la nature qui caractérise une large part des activités du CEAAC. Ancien lauréat d’un prix du CEAAC et auteur de l’une des oeuvres de la Route de l’art contemporain, Le Belvédère, installée en 1998 au Hohwald, Gérard STARCK a présenté à l’automne 2005 une exposition intitulée « Moulures », conçue spécifiquement pour notre centre d’art sur la base à partir d’un déploiement insolite de cet élément du vocabulaire décoratif . Cette exposition, présentée du 28 octobre au 18 décembre, s‘est accompagnée de plusieurs performances musicales conçues en fonction de son propos par le pianiste Yann JAFFRENOU et le groupe DA-GO-BERT . 2004 • La trace du lièvre de Gabriel Micheletti Exposition présentée au CEAAC du 22 octobre au 19 décembre 2004 Le travail présenté ici relève d'un genre, le paysage, et d'une technique, le dessin, qui tous deux m'ont constamment préoccupé, aussi loin que je remonte dans ma mémoire. Mais, présentée ici en trois états : debout, couchée, couverte, pourquoi la forêt ? Si, malgré le risque de mettre à mal un éventuel consensus à l'égard de son travail, l'artiste a l'honnêteté de se demander en permanence, pourquoi peindre, pourquoi dessiner, il saura, selon la réponse qu'il apporte à cette question, s'il doit renoncer ou non. Et, s'il doit poursuivre, quoi et comment peindre ou dessiner. Autrement dit, de quel bonheur ou de quelle souffrance, de quelle émotion, de quelle nécessité se nourrit le travail que je présente aujourd'hui? La tempête de 1999 m'avait navré. Mais plus encore, de découvrir un matin de juillet 2001, que des hommes, des femmes et des enfants avaient été tués et blessés par la tornade qui, la nuit précédente, avait frappé le parc de Pourtalès. J'avais, alors, voulu faire quelque chose – je ne sais pas quoi, écrire, mais à qui ? déposer un bouquet de fleurs, mais où ?- pour dire mon chagrin. Je ne l'ai pas fait et le temps a passé, me laissant le regret d'un geste inaccompli. Au printemps de cette année, à l'occasion d'une promenade solitaire dans la forêt de Haguenau, devant les stigmates encore visibles de la tempête de 99, le souvenir de Pourtalès, le regret de ce geste inaccompli et avec eux l'émotion m'ont envahi. Ma décision a été immédiate et, irrépressible, le besoin de réaliser le travail que je vous présente aujourd'hui: il devenait, soudain, une nécessité pour achever ce geste resté en suspens et avec lui, clore mon deuil de ces hommes, femmes et enfants que je ne connaissais pas et que la tempête avait emportés ou blessés. Que ce travail soit, très pudiquement, dédié à leur mémoire et à leurs familles meurtries par la forêt, aujourd'hui dévastée, mais qui va renaître. G. Micheletti
Klaus Stöber , Prix de la Région Alsace : Dans ses peintures, Klaus Stöber semble cumuler et superposer les couleurs dans une sorte de jubilation chromatique non feinte, la densité de la matière picturale est réelle, les couleurs entrent finalement en résonance : il y a de la spontanéité et de la gestualité telles que l'on voit dans les chefs-d'œuvre de l'expressionnisme américain ; la palette est généreuse, les tableaux possèdent une grande intensité expressive. Klaus Stöber - en témoigne la plupart des titres - procède par excès, excédent, débordements. Mais en fin de compte, des lignes directrices, des cernes, des formes très contrôlées apparaissent, jusqu'à former parfois des objets reconnaissables : l'ordonnancement des formes et des couleurs, dans son innovation constante, révèle dès lors la maturité d'un grand peintre. Ramona Poenaru , Bourse du Conseil Général du Bas-Rhin : Ramona Poenaru réunit ou exploite tour à tour, différents mediums artistiques : cette synergie créatrice est significative du travail de l'artiste. Les potentialités du support vidéo lui permettent de mettre en exergue des personnages et des situations issus du réel ou de l'univers de contes, de créer un récit où le temps de la narration se retrouve dilaté, fragmenté, recomposé. La présence de l'artiste y est souvent essentielle, comme dans le processus artistique qu'elle engage et met en scène lors de performances. Enfin, ses installations partagent avec ses autres travaux, la même démarche esthétique d'une recherche sur l'éphémère, sur l'idée de permanence ou d'impermanence dans l'art. Anne Immelé, Bourse du Conseil Général du Haut-Rhin, de la Ville de Mulhouse et de la Ville de Colmar : Si les photographies d'Anne Immelé explorent différents thèmes, des portraits de personnes prises dans leur intimité, des paysages urbains ou d'espaces naturels, d'elles semble sourdre un même sentiment de vide ténu, de temps suspendu, de silence tendu. Incluse dans un cadre qui propose peu d'échappatoire, en intérieur ou en extérieur, la lumière s'expose souvent en demi-teinte, tamisée là par un rideau là par de la brume. Le processus d'indétermination qu'implique la prise de vue photographique vient ici renforcer l'impression qu'Anne Immelé tente de cristalliser dans toute sa subjectivité non pas le réel mais une somme de perceptions et de sensations fugitives. Florian Tiedje , Prix de la Ville de Strasbourg : Le regard que porte Florian Tiedje sur le paysage n'est pas un regard sur l'urbanité ni sur la ruralité aux aspects bucoliques, mais sur une sorte de rurbanité en cela qu'il expose des paysages poétiques en lisière ; certes la nature y est omniprésente mais des éléments de la ville viennent dans la plupart des photographies révéler leur présence. Ces photographies au format imposant s'ordonnent en diptyques ou triptyques : que l'on vienne à séparer les panoramas ainsi créés et l'espace narratif aussi bien que l'intention discursive de Florian Tiedje s'écroulent. La présence de l'homme est tout sauf anecdotique, il a toute sa place dans le cadre: " paysages et personnage sont inséparables, liés dans la perspective du point de vue et la nécessité de la représentation " précise l'artiste.
2003
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1995 Exposition de Jean REMLINGER au CEAAC.
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