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La Nacelle, installée sur le parvis du lycée de Bischheim, étonne d’abord par son imposante hauteur ainsi que par sa structure métallique, comme si l’ensemble du dispositif avait été mis à nu, ne laissant apparent que son squelette. 10 piliers métalliques soutiennent ce qui correspond à la nacelle, elle-même constituée d’un réseau de tiges métalliques exhibant la forme. Car La Nacelle, c’est d’abord l’idée d’une forme dans l’espace, une forme elle-même liée à des réseaux de lignes physiques qui déterminent à chaque fois l’axe de déplacement de cette forme. Une forme qui devient la forme, " comme une matrice, un modèle " . Alors que les nacelles sont traditionnellement attachées à des montgolfières, tels de petits bateaux aériens, Denis Pondruel inverse ce schéma en rattachant la nacelle par le bas. Sa structure fonctionnelle est délibérément apparente, c’est ce qui donne sens à l’oeuvre : les piliers métalliques sur lesquels repose la nacelle constituent les veines et les artères vitales, entre le sol (et le sous-sol) nourricier et la nacelle aérienne. Un sol nourricier où la nappe phréatique affleure non loin de la surface du site : la structure est apparente mais non la “machinerie” proprement dite, le stratagème. Cette machinerie est suggérée et prend réalité par le biais du mouvement opéré par la nacelle qui, indexée sur le mécanisme, s’élève ou s’abaisse en fonction de la hauteur de la nappe phréatique. Denis Pondruel joue de ce jeu dialectique entre site et non-site, ce qui relève du visible, ce qui affleure et s’érige, et ce qui est invisible, ce qui est souterrain. En vérité, le véritable site auquel est rattachée la nacelle, c’est la nappe phréatique, pourtant invisible. Ainsi, cette nacelle flotte littéralement sur l’eau et métaphoriquement dans l’air. Quant à la chaise placée au cœur de la nacelle, elle est certes visible, mais n’a plus aucune fonction pratique, elle est réduite à un “ signe de trop “ comme le dit Denis Pondruel lui-même. |
Voir Daniel Pommereulle ![]() |
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